Lors des voeux présentés aux Français la semaine dernière, Ségolène Royal a martelé : «Je ne me livrerai à aucune attaque personnelle».
Aujourd’hui, sous son autorité et sa responsabilité, trois rédacteurs signant sous un pseudo et un second couteau du parti socialiste publient un texte digne des plus basses campagnes, qu’aucun leader de premier plan du PS n’a la « bravitude » d’endosser. Encore un peu de patience, et le PS attaquera Nicolas Sarkozy sur les origines hongroises d'une partie de sa famille.
Le document présenté le 10 janvier par le secrétaire national à l'emploi du PS, Eric Besson, et intitulé "l'inquiétante rupture tranquille de Nicolas Sarkozy", est tout simplement navrant sur la forme comme sur le fond. Il révèle surtout l'archaïsme de la vision et des idées du PS, de même que l'indigence de son projet d'avenir pour le pays.
A moins de 100 jours d’une échéance capitale pour la France, le projet de Ségolène Royal brille par son absence. Cela ne semble cependant nullement déranger le Parti socialiste qui préfère s’investir dans des actions de dénigrement de grande ampleur de Nicolas Sarkozy, plutôt que dans la préparation d’un véritable programme électoral.
Mme Royal ne cesse de promettre de faire de la politique autrement. Elle nous ressert les vieilles attaques et les vieilles recettes. Après avoir échoué à amalgamer Nicolas Sarkozy avec Le Pen, le PS tente l’amalgame avec Bush ou avec un télévangéliste fanatique, sans se priver d’attaquer Nicolas Sarkozy sur ses convictions personnelles, un procédé digne des procès staliniens. L’emploi à outrance du conditionnel, temps de la rumeur et de l’insinuation s’il en est, en est la preuve la plus évidente.
Mais ce que les Français, par-dessus tout, doivent savoir, c’est que ce document en dit bien davantage sur la vision et les orientations archaïques du PS que sur Nicolas Sarkozy. En s'indignant que celui-ci puisse proposer aux Français « les chemins de la réussite sociale », en trouvant toutes les excuses aux délinquants, en faisant l'apologie des 35 heures, en condamnant toute volonté de maîtrise de l'immigration, en prônant le laxisme en matière de lutte contre les abus et les fraudes qui minent notre système de protection sociale et bafouent le travail des Français, en assimilant tout assujetti à l'impôt à un riche qui s'ignore et qu'il faut ponctionner sans relâche, le PS révèle, sous l’icône de sa candidate, sa vraie nature : celle d'un parti au logiciel anachronique, coupé des réalités et des attentes de nos compatriotes, dépourvu d'un véritable projet d'avenir.